Espace professionnel - Définitions
Définitions
- DSMIV
- CIM 10
- Modèle du cube
Dépendance à une substance
Consommation conduisant à une altération du fonctionnement ou une
souffrance, caractérisée par la présence d’au moins trois des manifestations
suivantes :
- Tolérance : besoin de quantités notablement plus fortes pour obtenir l’effet désiré
- Sevrage : apparition de troubles spécifiques à l’interruption de la consommation, calmés par la reprise du produit (ou un produit proche)
- Désir persistant ou efforts infructueux pour diminuer ou contrôler la consommation
- Beaucoup de temps consacré à obtenir la substance, à l’utiliser ou à récupérer de ses effets
- Abandon des activités sociales, professionnelles ou des loisirs
- Poursuite de la consommation en dépit de la conscience des troubles psychologiques ou physiques qui en découlent
Abus de substance
Consommation conduisant à une altération du fonctionnement ou une souffrance, caractérisée par la présence d’au moins trois des manifestations suivantes :
- Utilisation répétée d’une substance conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures au travail, à l’école ou à la maison
- Utilisation répétée d’une substance dans des situations où cela peut être physiquement dangereux (conduite d’un véhicule, fonctionnement d’une machine)
- Problèmes judiciaires répétés liés à l’utilisation d’une substance
- Utilisation de la substance malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par la consommation
Rémission
Rémission partielle : pendant au moins un mois, mais moins de 12 mois, aucun critère de dépendance ou d’abus n’est présent. Le risque de rechute est encore élevé
Rémission prolongée : aucun critère de dépendance ou d’abus présent pendant 12 mois
DÉFINITIONS DSM-IV
Le chapitre V
classifie les troubles mentaux et du comportement liés
à l’utilisation de substances psycho-actives en les classant de F10
à F 19 selon la substance concernée. Un troisième et un quatrième
chiffre caractérise les conséquences cliniques de la prise de substance
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0. Intoxication aiguë
qui correspond à des perturbations transitoires
de la conscience, des facultés cognitives, de l’affect ou du
comportement (ivresse alcoolique, mauvais « trip »)
1. Utilisation nocive pour la santé :
complications physiques
(p. ex. hépatite) ou psychiques (p.ex. épisodes dépressifs
secondaires à une forte consommation d’alcool)
2. Syndrome de dépendance :
troubles comportementaux, cognitifs
et physiologiques, associés à un désir puissant de prendre
le produit, à une poursuite de la consommation malgré les conséquences
nocives, à un désinvestissement progressif des autres activités
et obligations au profit de la consommation et à une tolérance
accrue (p.ex. alcoolisme chronique, toxicomanie)
3. Syndrome de sevrage :
ensemble de symptômes transitoires,
de gravité variable, dépendant de la catégorie et de la dose
de la substance, survenant lors de l’arrêt après une consommation
prolongée. Ils peuvent s’accompagner de convulsions.
4. Syndrome de sevrage avec delirium :
lorsque l’état décrit
sous -3 se complique d’un delirium
5. Troubles psychotiques
survenant durant ou immédiatement
après la consommation d’un produit psycho-actif, qui ne peuvent
être entièrement expliqués par une intoxication aiguë et qui
n’entrent pas dans le cadre d’un syndrome de sevrage (hallucinations
auditives, idées délirantes souvent paranoïdes, agitation ou
stupeur, affect anormal allant d’une peur intense à l’extase)
6. Syndrome amnésique,
dominé par des troubles chroniques
de la mémoire, surtout des faits récents, avec perturbation
de la perception du temps
7. Trouble résiduel ou psychotique de survenue tardive :
les
troubles dus à la consommation persistent au-delà de la période
où on peut s’attendre à des effets directs de la substance
(p.ex. sy. de Korsakov) (OMS 200?)
Illustration d'après le modèle du cube de l'OFSP

"Quatre piliers, trois différents usages pour huit types de substances"
Commentaire :
Chaque pilier concerne aussi des substances psychotropes, légales
ou non, qui peuvent
entrainer une dépendance pschychique en cas de mésusage ou d'abus.
La majorité des consommateurs qui se trouvent au stade « d’expérimentation » et « d’usage récréatif » en resteront là ou retrouveront l’abstinence.
Mais au niveau individuel, il est impossible de prévoir qui va garder la maîtrise de sa consommation et qui va évoluer vers la dépendance.
Cette approche qui est en pratique depuis plus de 7 ans a été validée au niveau légal le 30 novembre 2008 par l'approbation de la révision partielle de la loi sur les stupéfiants par 68% des votants. (moyenne suisse)